Archive for juillet, 2007

La vision radicale de la VI° République

Vendredi, juillet 13th, 2007

Par Bernard CASTAGNEDE, Porte Parole du Parti Radical de Gauche  

Orchestré par une partie de la jeune génération socialiste sur le mode de l’anti-présidentialisme, le thème de la VI° République a été en réalité introduit dans le débat politique national par le Parti Radical de Gauche, dont les élus ont déposé au Sénat dès le 31 mai 2000 une proposition de loi tendant à la reconnaissance institutionnelle du fait politique de la présidentialisation du régime, assortie de la demande d’un rééquilibrage des pouvoirs fondé sur la revalorisation du rôle du Parlement.

C’est bien de cette version là de la VI° République, reposant sur une approche réaliste de la vie politique française, que procèdent les réflexions actuelles touchant à la réforme des institutions.

Prenant acte de l’attachement des citoyens à un mode de désignation du Président de la République qui en fait à l’évidence le vrai responsable de l’initiative politique, les radicaux de gauche demandent simplement qu’en soient tirées les conséquences par la suppression d’une artificielle dyarchie de l’exécutif. Il ne peut pas y avoir deux Premiers Ministres. Soucieux de l’équilibre des pouvoirs, et du plein accomplissement par chacun des organes de l’Etat du rôle qui lui revient, les radicaux de gauche entendent que la cohésion nouvelle donnée à l’exécutif par son organisation autour de la direction unique du Président soit contrebalancée par le renforcement nécessaire des droits et des moyens du Parlement.

Les radicaux de gauche seront particulièrement attentifs aux conditions et au contenu de la réforme institutionnelle annoncée, afin qu’elle se déploie conformément au projet de VI° République qui est le leur et qu’elle contribue, dès lors, à l’indispensable modernisation de nos institutions républicaines.

SILENCE SUR LES DROITS DE L’HOMME

Vendredi, juillet 13th, 2007

la sous-secrétaire d’état, Madame Rama Yade, qui a accompagné le président de la République en Tunisie, n’a pas eu un mot sur les violations graves et généralisées des droits de l’Homme dont le pouvoir tunisien se rend coupable chaque jour. Pis encore, elle n’a pas trouvé une minute pour rencontrer les défenseurs des droits qui sont pourtant, chacun le sait, dans une situation dramatique.

Contrairement à ses discours de campagne électorale, Nicolas Sarkozy a repris à son compte la politique de complicité avec le dirigeant tunisien qu’a constamment mené son prédécesseur. Ainsi, la rhétorique de la rupture cache-t-elle une continuité dans les actes. Madame Rama Yade n’en est malheureusement que le paravent médiatique.

Il est enfin significatif que, contrairement à ce qui a pu être prétendu ces dernières heures, Madame Yade n’ait eu aucun contact avec les ONG françaises de défense des droits avant de participer à ce voyage qui cautionne la dictature tunisienne.

Pour quand la prochaine visite à un dictateur

CANNABIS, DONNÉES ESSENTIELLES

Mercredi, juillet 11th, 2007

QUELQUES FAITS ET CHIFFRES


La France figure parmi les pays les plus consommateurs en Europe tant chez les jeunes adultes que les adolescents. En France métropolitaine, en 2005, 12,4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Parmi ces expérimentateurs, 3,9 millions en ont consommé dans l’année et, au sein de ce groupe, 1,2 millions sont des consommateurs réguliers (au moins 10 fois par mois) dont 550 000 usagers
quotidiens. La part des consommateurs réguliers est en hausse : entre 2000 et 2005 elle est passée de 3,8 à 5,9 %.
En 2005, 49,5 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir expérimenté le cannabis. En moyenne cette expérimentation a lieu à 15 ans. Toujours chez les 17 ans, 10,8 % en ont un usage régulier (au moins 10 fois par mois) : 15 % des garçons et 6,8 % des filles. A 17-18 ans, au vu d’un test de repérage, la moitié des usagers réguliers sont considérés comme problématiques.
Le cannabis est le 1er produit stupéfiant saisi en France (9 saisies sur 10) ; 87 tonnes de cannabis (très majoritairement de la résine) ont été saisies en 2005. Le prix moyen d’un gramme de cannabis se situe aujourd’hui autour de 4 euros : en dix ans il a baissé de 30 %.

Il n’existe pas de données sur les évolutions des taux de THC avant les années 1990. Parmi les produits saisis, les teneurs en THC ont légèrement augmenté depuis une dizaine d’années du fait de l’apparition de produits fortement dosés (+ 20 % de THC). Ces derniers restent très minoritaires sur le marché français (entre 2 et 5 % selon les sources). En 2005, la teneur moyenne en THC du cannabis (herbe et résine) se situe, selon les sources, entre 8 et 10 %.
Le nombre de consommateurs de 15 à 64 ans recourant à l’autoculture peut être estimé à 200 000.
Le chiffre d’affaires annuel issu de la vente de cannabis est évalué, à partir des données
déclaratives, à 832 millions d’euros.
Les conducteurs sous influence du cannabis ont 1,8 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel que les conducteurs négatifs (ce sur-risque est de 15 en cas de consommation conjointe d’alcool). Sur une base de 6 000 accidents mortels, le nombre annuel de victimes lié à une conduite sous l’emprise de cannabis serait de 230 décès.
La loi du 31 décembre 1970 interdit la détention, l’achat et l’usage de stupéfiants. Chaque année 90 000 personnes sont interpellées pour un usage de cannabis. La peine encourue peut aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende. Depuis la loi du 3 février 2003, il existe un délit sanctionnant la conduite sous l’emprise de stupéfiants d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et d’une amende de 4 500 €. En 2005, 21 000 dépistages de stupéfiants ont
été effectués sur les routes ; 5 000 infractions ont été relevées (dont 900 avec alcool).
En 2003, 18 % des demandes adressées aux centres de soins aux toxicomanes concernaient le cannabis. Les consultations destinées aux jeunes consommateurs et à leurs familles, mises en place en 2005, ont attiré 16 000 usagers au cours de la première année d’existence de ce dispositif.
En prenant en compte l’ensemble des dépenses supportées par la collectivité, le coût social du
cannabis peut être estimé à 919 millions d’euros.

Rapport de l’obeservatoire Français des drogues et toxicomanie 

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/cdecomp.pdf

Portrait d’un JRG dans Le Monde (14.04.07)

Mercredi, juillet 11th, 2007

Romain Rocher, 28 ans, travaille dans un cinéma parisien, où il s’occupe de l’accueil et aussi de la machine à pop-corn. Trente-quatre heures de travail hebdomadaires et presque jamais de week-ends libres pour un salaire net de 798 euros par mois. “Je suis 10 euros au-dessus du seuil de pauvreté défini par l’Insee”, fait-il remarquer. Dans son milieu, on ne s’est jamais senti concerné par la politique et dans la cité du Val-de-Marne, où il demeure, “on a plutôt tendance à dire “tous pourris” lorsque l’on évoque les présidentielles”, raconte Romain, qui, pourtant, veut “faire bouger le monde”. Il récuse “le regard que la droite porte sur la jeunesse”, mais aussi “le pouvoir absolu accordé au Medef en matière économique et sociale”.

Ce discours très tranché l’a conduit à adhérer il y a six mois aux Jeunes radicaux de gauche (JRG). Romain s’étonne que l’on puisse s’en étonner. Son choix, dit-il, a été longuement mûri. “En 2002, j’ai voté Taubira car son discours est clair, très accessible.” Ce soir, le néomilitant radical de gauche n’a pas manqué l’occasion de se rendre à Nogent-sur-Oise, près de Creil (Oise), où Christiane Taubira, députée PRG de Guyane, tient un meeting de soutien à la candidate socialiste.

De Ségolène Royal, Romain Rocher ne pense que du bien. “Elle n’a pas d’oeillères, ne donne pas le sentiment de détenir la vérité absolue. Et puis, ajoute-t-il, je crois à la démocratie participative. Même s’il ne s’exprime pas forcément très bien, le peuple a des choses à dire.”

l’éducation populaire ?

Mercredi, juillet 11th, 2007

Selon Wikipédia c’est quoi l’éducation populaire

L’éducation populaire est un courant d’idées qui milite pour une diffusion de la connaissance au plus grand nombre afin de permettre à chacun de s’épanouir et de trouver la place de citoyen qui lui revient.

Elle se définit généralement en complément des actions de l’enseignement formel. C’est une éducation qui reconnaît à chacun la volonté et la capacité de progresser et de se développer, à tous les âges de la vie. Elle ne se limite pas à la diffusion de la culture académique ni même à l’art au sens large, mais également aux sciences, aux techniques, aux sports et aux activités ludiques…

En réalité tous ces apprentissages sont l’occasion de développer ses capacités à vivre en société: confronter ses idées, partager une vie de groupe, s’exprimer en public, écouter, etc.

8 députés radicaux de gauche apparentés au Groupe PS

Mardi, juillet 10th, 2007

« 8 députés radicaux de gauche apparentés au Groupe PS

Déclaration du Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et apparentés

Groupe Socialiste, radical et citoyen (SRC)

Préambule

La liberté de conscience, la liberté de la pensée et son expression sont l’apanage de la République. Elles sont inséparables de la dignité du citoyen et leur défense est le premier devoir du parlementaire. Pour le respect de ces libertés fondamentales dans le cadre de l’Assemblée nationale, se regroupent les députés socialistes, radicaux et citoyens.

Déclaration

Par cette déclaration, les députés socialistes, radicaux, citoyens, divers gauche élus les 10 et 17 juin 2007 pour la XIIIème législature de la Vème république, se constituent en groupe socialiste, radical et citoyen à l’Assemblée nationale.

Alors que les institutions de la Vè République connaissent une dérive présidentielle, nous défendons les principes d’un régime parlementaire équilibré fondé sur le respect de la séparation des pouvoirs, sur le plein exercice des compétences législatives et de contrôle du Parlement ainsi que sur le fait majoritaire. Nous assumerons notre pouvoir représentatif et décisionnel au sein de toutes les instances de l’Assemblée nationale.

Nous nous inscrivons dans l’opposition et resterons solidaires dans le respect de l’identité de chaque composante du groupe. Nous définirons par nos propositions et nos amendements les fondements d’une alternative de gauche, réformiste, progressiste et républicaine.
Nous nous appuyons sur les valeurs constantes de la gauche et de la République: la liberté, l’égalité, la solidarité, la sécurité, la laïcité, l’écologie. Ces valeurs s’appuient sur la responsabilité individuelle sans laquelle il n’y a pas de société organisée.

Conscients que notre action s’inscrit dans le cadre global de la mondialisation des rapports économiques, culturels, sociaux entre les nations et les individus, nous luttons contre la pauvreté et toutes les formes d’exclusion ou de discrimination pour assurer à nos compatriotes l’exercice effectif de leurs droits et libertés, la dignité et l’épanouissement personnel. Nous défendons le travail et agissons pour assurer une meilleure sécurité des salariés contre l’extension des précarités.

Attachés à l’autorité et à la neutralité de la puissance publique, nous promouvons la conception d’un Etat modernisé qui assure la justice et la solidarité entre les citoyens ; qui garantit le droit à la santé et à la retraite pour chacun ; qui s’appuie sur des services publics rénovés correspondant aux besoins de la collectivité nationale ; qui garantit l’autonomie des collectivités territoriales ; qui reconnaît la pleine responsabilité des partenaires sociaux. Nous oeuvrons pour que la puissance publique donne aux départements et territoires d’Outre mer les moyens d’une pleine égalité et reconnaisse l’apport de leur diversité.

Défenseurs de la liberté de conscience et de la laïcité, nous promouvons la liberté d’expression et le plus large accès à l’information et à la culture. Nous veillons à l’application du principe de parité entre les hommes et les femmes dans toutes les institutions et dans la société.
Soucieux de favoriser l’intégration des populations immigrées résidant sur notre sol, nous favorisons leur adhésion aux valeurs de la République et mettons en œuvre une égalité de plus en plus réelle entre tous. Les droits de chacun doivent s’accompagner de mesures susceptibles d’en permettre la réalisation.

Certains que notre environnement naturel est un bien commun qu’il faut préserver, nous oeuvrons pour un développement durable fondé sur le respect des ressources naturelles, la maîtrise des ressources énergétiques et la protection des espèces.

Profondément européens, nous militons pour une Union politique capable de peser sur l’organisation du monde. Avec les parlementaires de l’ensemble des Etats membres et du Parlement européen qui se reconnaissent dans nos valeurs, nous oeuvrons pour une réorientation économique et sociale de l’Union et travaillons à la construction d’un espace public qui permette aux peuples de s’exprimer et de décider de leur avenir commun.

Militants de la paix, de la concorde et de l’échange entre les peuples, nous défendons la conception d’un monde multipolaire appuyé sur des institutions internationales qui garantissent des règles communes entre les Nations et qui protègent les peuples ou les minorités menacés. Nous voulons un développement plus solidaire envers les pays pauvres à travers des règles commerciales plus justes et des politiques de coopération plus efficaces.

En toutes circonstances, nous plaçons notre action dans le cadre de la promotion de l’intérêt général. Nous constituons une force alternative capable d’assurer les responsabilités de l’Etat. Dans cet esprit, toutes les propositions que nous présentons au Parlement valent acte de gouvernement.


FireStats icon Powered by FireStats